Le commandant de la PLGA à Chhattisgarh pourrait devenir le premier tribal à présider la Commission Militaire Centrale du PCI (Maoïste)

Le leader maoïste et commandant du “Battalion-1” à Bastar, Madvi Hidma, est devenu le favori pour diriger les opérations militaires ddu groupe interdit PCI (maoïste) dans le pays.

Si Hidma, qui est une énigme pour les forces de sécurité et les habitants de la région de Bastar dans le Dandakaranya dans le Chhattisgarh, réussit enfin à devenir le chef de la Commission Militaire Centrale (CMC) du PCI (maoïste), il serait le premier tribal de l’histoire maoïste indienne a décrocher ce rôle de premier plan. Jusqu’à présent, tous les plus hauts postes du parti d’extrême gauche ont été dominés par les dirigeants naxalites de l’Andhra Pradesh et maintenant du Telangana.

Avec Nambala Keshav Rao alias Basava Raju au poste de secrétaire général du PCI (maoïste), en remplacement de Muppalla Laxmana Rao, alias Ganapathy, qui aurait démissionné en 2018 – il est devenu clair que la nouvelle direction allait intensifier l’agressivité des opérations maoïstes dans les districts touchés par les naxalites, en particulier dans le foyer maoïste du Bastar.

Basava Raju (63 ans), en plus d’être secrétaire général, dirige également la CMC, auquel il semble vouloir renoncer. Sa force réside dans son expertise de la tactique militaire et de l’utilisation d’explosifs, notamment l’utilisation d’engins explosifs improvisés (EEI). Il veut un successeur doté de compétences militaires et d’agressivité et pouvant diriger les cadres avec une vigueur renouvelée à travers le Corridor Rouge.

Lors de la réunion du bureau politique du PCI (maoïste), Basava Raju avait déclaré que les dirigeants maoïstes vieillissants et physiquement inaptes devaient faire place aux plus jeunes. Il avait indiqué qu’il devrait y avoir une politique de retraite dans le parti. Ganpathy avait également quitté le Comité Central en raison de sa mauvaise santé en 2017.

Selon de hautes sources, bien que Hidma soit le favori en tant que chef de la CMC, les autres prétendants à la course sont R Srinivas alias Ramanna, P Tirupathi alias Devji, K Sudarshan alias Anand et M Venugopal alias Sonu alias Bhupathi (frère de l’ex leader naxalite Kishanji). La décision finale sera pris par le comité central du PCI (maoïste). Compte tenu de la manière dont les hauts dirigeants sont choisis au sein de l’organisation naxalite, la lutte de ce candidat tribal sera rude.

La CMC au niveau central est responsable de la direction des activités de la guérilla, de la stratégie militaire, ainsi que de l’achat et de la fourniture d’armes. Outre l’Armée de Guérilla de Libération Populaire (PLGA), il existe des sous-comités relevant de la CMC, tels que le Comité Militaire de Zone Spéciale et le Comité Militaire de Zone. Celle-ci sont ensuite divisées en entités ayant des exigences spécifiques à une zone. La PLGA est la composante militaire du PCI (maoïste), qui est impliquée dans l’entraînement militaire, les brigades de guérilla, la protection des cadres et des pelotons maoïstes et des attaques.

Qui est Hidma ?

Diverses versions de Hidma ont gagné en popularité sur le marché, mais le fait le plus connu est qu’il est actuellement le commandant du “Battalion-1 de la PLGA” dans la région de Dandakaranya, au Bastar, dans le Chhattisgarh, qui a gravi les rangs au sein des cadres armés.

Originaire du village de Puvarti dans le district de Sukma, Hidma opère à partir de fief naxalites dans la région de Sukma au sud. Selon des sources policières et des forces de sécurité, il aurait participé activement à certaines des pires attaques des maoïstes, notamment l’attaque de Chintalnar en 2010, au cours de laquelle 76 hommes des CRPF ont été tués ; le Massacre de Jhirum Ghati en 2013, au cours duquel toute la haute direction du Congrès du Chhattisgarh a été anéanti, et l’embuscade en 2017 de Burkapal au cours de laquelle 23 jawans du CRPF ont été tués.

Pourquoi Hidma est une énigme ? 

La police n’a aucune idée de l’apparence physique de Hidma, ou de son passé et de son âge.

Même la police n’a aucune photo de Hidma, à l’exception d’une vieille photo en noir et blanc datant de presque deux décennies. Il porte une prime de 40 millions de roupies sur sa tête. La description la plus courante d’Hidma est qu’il porte un AK 47 et dirige un groupe puissant d’environ 250 à 300 maoïstes.

Il y a différentes histoires sur l’existence de Hidma. Certains disent qu’il est un jeune homme à la fin de sa vingtaine, alors que d’autres le prétendent au début de la cinquantaine.

« Il existe différentes versions de l’existence de Hidma qui ont fait de ce maoïste une énigme. Certains disent qu’il a été tué lors d’un affrontement après l’incident de Jhirum Ghati et que son nom est utilisé comme poste de dirigeant dans le cadre maoïste. Personne ne l’a vu et même s’il venait un jour dans un marché de village, personne ne le reconnaîtrait », a déclaré une source de Sukma à Firstpost.

Cependant, selon un maoïste qui se serait rendu, qui avait travaillé pendant un certain temps pour Hidma et qui avait été interviewé par ce correspondant, il serait une personnalité sans prétention à la fin de la quarantaine.

« Hidma est un membre de la tribu locale, chef du bataillon maoïste de Sukma. Il est impliqué dans divers cas d’embuscade et d’explosions. Ces dirigeants maoïstes ne sont souvent pas connus sous leur vrai nom et ont plusieurs pseudonymes », Vivekananda, inspecteur général (Bastar), selon la déclaration de la police du Chhattisgarh à Firstpost

Qu’est-ce qui fait d’Hidma le favori ?

  • L’expérience de Hidma en tant que commandant du Bataillon-1, qui est opérationnel au Bastar. Il est considéré comme un chef agressif par les maoïstes.
  • L’âge est de son côté, les autres candidats étant soit plus âgés que lui ou ils ont une santé fragile. K Sudarshan (65 ans) souffre de plusieurs maladies. L’autre candidat, M. Venugopal, responsable de la zone frontalière entre le Chhattisgarh et le Maharashtra, n’est pas aussi agressif que Hidma.
  • P. Tirupathi alias Devji était responsable du “Battalion-2” à Dandakaranya, qui avait été démantelé.
  • Si Hidma était élu, cela agirait comme un facteur de motivation pour les jeunes tribaux du Bastar, qui est aussi un lieu de recrutement. Les cadres maoïstes souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre depuis un certain temps.
  • Hidma est considéré comme un maître stratège dans la guerre de guérilla. On dit que la carte du Bastar est dans le dos de sa main.

La plupart des membres du comité central du PCI (maoïste), composé de 21 membres, conservent une santé précaire et vieillissent également. Selon des sources des services de renseignement, bien que la région du Bastar reste la plus puissante forteresse maoïste du Corridor Rouge, aucune de cette région n’est membre du comité central.

“Il y avait des nouvelles qui disaient que Hidma était devenu un membre du comité central mais ce n’est pas vrai. Il est le commandant du Bataillon-1 à Bastar. Il faut voir si le comité central le nomme finalement à la tête de la CMC, car jusqu’à présent, aucun poste de direction n’a été attribué à un chef tribal. Tous leurs dirigeants sont originaires d’Andhra », a déclaré une source de l’agence de renseignement.

La sélection plausible du tribal Hidma en tant que chef de la Commission Militaire Centrale renforcera l’opération naxalite au Bastar ; et c’est ce que veut Basava Raju.

Source : https://www.firstpost.com/india/chhattisgarh-maoist-leader-pay-become-first-tribal-from-state-to-head-its-military-wing-as-outfit-looks-for- new-face-5876211.html

Narkana

Coordinateur pour Redspark français