Hambourg: Procès du Révolutionnaire Musa Asoglu

Hier, a commencé devant le tribunal régional de Hambourg en vertu de l’article 129b, du révolutionnaire Musa Asoglu, supposé leader du DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple) par la Turquie. Le DHKP-C mène en Turquie une lutte armée, anti-impérialiste pour une Turquie de tous les peuples, vraiment indépendante, socialiste.

Une petite délégation de Jugendwiderstand s’est rendue , accompagnée par des sympathisants locaux, au prélude du procès et au rassemblement de solidarité devant la cour. Environ 120 personnes ont participé au rassemblement et ont montré que Musa Asoglu n’est pas seul, grâce à une mer de drapeaux rouges et de chants.

Le procès contre Musa a démarré avec la lecture de l’acte d’accusation, après que 50 camarades aient rempli la salle d’audience de slogans bruyants. Dans cet acte, Musa est accusé de toutes sortes de tâches organisationnelles, de l’inspection des stocks d’armes, à la modération et la présentation de cadeaux lors des mariages de sympathisants. Il aurait également ordonné l’attaque menée par le martyr Alisan Sanli contre l’ambassade des États-Unis à Istanbul, et menacé des espions turcs de leur tirer à la tête.

Musa Asoglu ne s’est pas montré impressionné, ni brisé, par ces accusations, malgré son emprisonnement et est resté silencieux sur toutes les allégations en ce jour de procès. Encore et encore, il souriait gaiement et chaleureusement dans l’auditoire. Ses avocats ont demandé que la procédure soir arrêtée pour vice de procédure, étant donné que l’état turc ait opéré une arrestation « terroriste » et arbitraire, ainsi qu’à des purges, et de la torture, sans pouvoir justifier le recours au 129b.

Ainsi a pris fin le premier jour du procès, comme il avait commencé: aux bruits des slogans “liberté pour Musa Asoglu!” et “USA – centrale internationale génocidaire!”. Puis, le rassemblement devant le tribunal a continué pendant une courte période et s’est poursuivi par un repas au Centre International B5. Plus tard cette nuit-là, 5 autres membres de Dev-Genc (Jeunes révolutionnaires) ont été brutalement arrêtés en raison de leur participation au rassemblement de solidarité à l’extérieur de la prison, et libérés tard dans la nuit.

Musa Asoglu fait face à 10 ans d’emprisonnement en République fédérale d’Allemagne et à une extradition vers les États-Unis, qui ont mis une prime de 3 millions de dollars sur sa tête depuis 2014.

Les 23 prisonniers politiques actuellement détenus en Allemagne en vertu de l’article 129b sont des exemples permanents de la façon dont la nouvelle vague de répression frappe les militants. Comme, il y a quelques jours, l’attaque par des centaines de policiers et des hélicoptères du Centre Social à Magdebourg, en raison d’un pétard. Ils illustrent combien il est important de se soutenir mutuellement, et de soutenir la solidarité de classe. Voilà pourquoi, l’absence de groupes de gauche ou d’organisations hambourgeoises, à part la structure anti-répression, et le camp anti-impérialiste au rassemblemment de solidarité et au début du procès de Musa Asoglu, est un mauvais présage.

Pour plus d’informations à jour sur la procédure engagée contre Musa Asoglu et activités de solidarité: la page Facebook du « Comité de la liberté » et le blog: https://freemusablog.wordpress.com/

Source: http://jugendwiderstand.blogspot.fr/2018/01/prozessauftakt-gegen-den-revolutionar.html