Canada: Un Appel en ce 150e Anniversaire de la Prison des Peuples

Le Canada souligne aujourd’hui son 150e anniversaire. Le Canada, une prison des peuples, qui maintient les peuples autochtones sous le joug colonial. Le Canada, un paradis sur terre pour les riches, qui continuent leur offensive sur la classe ouvrière et qui fournit un véritable terrain de jeu pour la classe capitaliste. Le Canada, un pays qui a donné naissance à toutes les formes d’oppression, en déshumanisant constamment les personnes les plus marginalisées dans notre société. Le Canada, source de misère pour des millions et des millions d’entre nous, à la maison et à travers le monde. Le Canada: un pays auquel il faut mettre fin pour que les masses de ce pays puissent enfin vivre dans la dignité.

Aux peuples autochtones, qui luttent depuis si longtemps contre le colonialisme, nous tenons à vous encourager dans la poursuite de votre combat pour l’auto-détermination nationale! Ne vous contentez pas d’une soi-disant « réconciliation » ou tout autre piège que l’État canadien tendra sur notre chemin vers la libération. C’est rien de moins que le contrôle total sur le territoire, les ressources et le peuple – bref, le contrôle total sur votre futur en tant que nations – qui permettra de renverser les siècles de colonialisme. Et soyez assurés que dans cette lutte pour l’auto-détermination nationale, le Parti Communiste Révolutionnaire sera à vos côtés, combattant pour démanteler cette prison des peuples qu’est le Canada.

Aux travailleurs et travailleuses et à tous les pauvres du Canada, d’origine colonisatrice, immigrante et autochtone : nous sommes pauvres parce que d’autres sont riches. L’État canadien a savamment construit un système dans lequel le travail que nous faisons ne sert qu’à bénéficier à une petite minorité plutôt que d’améliorer nos vies. Alors que les riches se permettent des d’avoir des vacances luxueuses, de manger des mets raffinés et de se prélasser dans l’opulence, nous nous devons travailler un jour après l’autre et nous endetter juste pour arriver à la fin du mois. Dans pratiquement tous les aspects de la vie, les profits comptent plus que les personnes. Ce n’est pas de notre faute : le système a été créé de cette façon. Mais ce n’est pas obligé d’être comme ça! Nos ennemis ne sont pas les peuples autochtones ou les immigrant.es, mais bien la classe capitaliste et le système capitaliste lui-même! Si nous nous unissons et que nous luttons, on peut non seulement faire des gains, comme des meilleurs salaires, des loyers plus bas, de meilleures conditions de travail, etc., et améliorer nos conditions dans le système actuel – mais on peut en plus renverser le système capitaliste lui-même et construire un monde sans exploitation : un monde où les travailleurs et les travailleuses ne se feront pas traiter comme des producteurs de richesse jetables, mais comme des personnes. Le Parti Communiste Révolutionnaire travaillera d’arrache-pied dans ce sens, en luttant aux côtés de tous ceux et celles qui veulent un meilleur monde.

À toutes les personnes opprimées au Canada : soyez assurées que nos luttes sont aussi justes et légitimes. Que ce soit le combat mené contre la xénophobie, contre le racisme anti-noir, le racisme, le sexisme, l’hétérosexisme, le cis-sexisme, l’homophobie, le capacitisme ou toute autre forme d’oppression, c’est tout à fait juste de revendiquer la dignité humaine de base contre les systèmes qui complotent pour nous déshumaniser. Même si on peut être tenté de voir chacune de ces luttes comme étant déconnectée et unique en soi, c’est seulement à travers l’union – en reconnaissant notre humanité commune – que nous pourrons vraiment réussir à construire un monde sans oppression. Et, dans les luttes contre les formes spécifiques d’oppression, autant que dans le combat pour unir toutes ces luttes, le Parti Communiste Révolutionnaire est avec nous.

Qui sommes-nous? Le Parti Communiste Révolutionnaire n’est pas un parti comme les partis conventionnels : nous ne nous intéressons pas au parlement, et nous ne faisons pas de promesses que nous n’avons pas l’intention de garder. Les tâches que nous nous sommes fixées sont faciles à saisir : renverser l’État colonial canadien afin d’assurer la réelle auto-détermination pour toutes les nations opprimées qui se trouvent sur le territoire du Canada, la fin du capitalisme pour assurer notre survie et une bonne qualité de vie; la construction d’une société réellement démocratique pour que tous – travailleurs, travailleuses, peuples opprimées – puissent avoir le contrôle sur leur vie, et la fin de l’impérialisme canadien pour s’assurer que nous ne vivons pas aux dépens d’autres peuples sur la planète. Bref, nous luttons pour le socialisme. Et nous savons très bien que la classe capitaliste ne nous accordera rien de cela sans combattre : la seule manière de construire un monde vraiment juste est par la révolution.

Parmi nos membres, nous comptons des autochtones et des colons, des immigrant.es et des non-immigrant.es, des hommes, des femmes, des personnes trans et des personnes non-binaires, des étudiant.es, des travailleurs et des travailleuses, des jeunes et des aîné.es. Nous venons de toutes les régions du Canada, et nous sommes uni.es par la volonté de renverser toutes les conditions sociales actuelles. Et c’est seulement à travers cette unité révolutionnaire que nous pourrons gagner dans chacune de nos luttes respectives.

Le moment est venu de passer à l’action! Nous appelons tous ceux et celles qui luttent pour un monde meilleur à contacter le Parti Communiste Révolutionnaire. Envoyez-nous un courriel au pcr.rcp.canada@gmail.com : nous sommes actifs partout au Canada. C’est en unissant nos luttes et planifiant une stratégie pour aller de l’avant que nous réussirons à renverser le capitalisme, l’impérialisme et le colonialisme. Cela fait trop longtemps que la classe capitaliste est en train de gagner. Nous pouvons renverser la vapeur! Nous n’avons rien d’autre à perdre que nos chaînes : nous avons un monde à gagner. Finissons en avec le Canada!

Source: https://pcrrcp.wordpress.com/2017/07/01/un-appel-en-ce-150e-anniversaire-de-la-prison-des-peuples/